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Mars
2009

Rencontre avec Olivier Raballand

Plus d'humour et plus d'école pour tous ?

PLUS D’HUMOUR
 
Lorsque l’aiguille du vaccin s’est retirée du bras de Paul, le médecin a été un peu étonné de ne pas l’entendre se plaindre. Je l’ai rassuré en lui disant qu’avec son handicap mental, le temps que l’information monte au cerveau... Le médecin m’a fait remarquer qu’il n’y avait que les parents qui pouvaient se permettre ce genre d’humour !
Un autre jour, en parlant avec un professeur à propos d’une histoire un peu glauque qui était arrivée au collège (toujours avec ce même fils), celui-ci me dit : “ce n’est déjà pas bien de se moquer des enfants, mais alors se moquer des enfants handicapés…”
J’ai répondu que lorsque nous serons capable de nous moquer de tous indifféremment, notre société aura fait un sacré pas en ce qui concerne la question du handicap.
Et ce pas, il est en train de se faire, mais en arrière !


PLUS D’ÉCOLE

Il existait jusque-là des instituteurs. Un peu spéciaux pour des enfants eux aussi un peu spéciaux : retards scolaires, problèmes sociaux, problèmes de compréhension... Tous ces débuts de mise au ban de l’école, toutes ces prémisses de ce qui se nomme échec scolaire pouvaient jusqu’ici, et de façon intelligente, être gérés grâce aux RASED*. Des “super pédagogues” , en quelque sorte, qui venaient démêler une situation difficile tant pour l’instituteur que pour l’élève.

Bientôt, plus rien ne subsistera de ces expériences uniques et fructueuses. Parce qu’en plus ça marchait !

POUR TOUS  ?

Depuis de nombreuses années déjà, les CLIS** et les UPI*** collèges et lycées accueillent de moins en moins d’enfants en situation de handicap. Non pas qu’il y en ait moins qu’avant, à part pour la trisomie, mais tout simplement parce qu’il y a de plus en plus d’enfants en retard voire en échec scolaire.  Certains d’entre eux étant orientés en CLIS et en UPI, dont les effectifs sont limités à 10 ou 12 élèves, des choix s’opèrent avec régulièrement des refus d’accueil d’enfants en situation de handicap.
Une des conséquences de la fin des RASED pourrait sérieusement gonfler l’effectif de prétendants vers les classes spécialisées et donc augmenter l’exclusion d’une école pour tous, enfants handicapés compris.
 
Alors de là à parler d’humour...

Olivier Raballand

Olivier Raballand, père d’un enfant trisomique, a raconté l’arrivée au sein de sa vie de ce fils singulier dans son livre, «  Grandir – Dans un monde différent ».
Avec Rémy Viville, il a par la suite réalisé deux films documentaires «  L’annonce du handicap  - un nouveau départ » et «  Mon frère, ma sœur … et le handicap ». Ces témoignages ont tous été publiés aux Éditions d’un Monde à l’Autre.

 



 

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